Et l'assemblée chanta jusqu'à ce que les dernières braises se consument...


Cette création scénographique est une collaboration, un mélange d'idées, de moments, de propositions d'acteurs. Mon travail a consisté à re-définir une entité plastique, à transformer l'idée scénographique du départ. Le but étant de réduire les coups d'utilisations, les contraintes techniques, les contraintes posées pour la mise en scène.



Note et interprétation scénographique

Note à la scénographie

"Et l'assemblée chanta jusqu'à ce que les dernières braises se consument... " est une pièce basée sur des faits et des rumeurs de sorcières. Le texte donne le choix à deux possibilités de lecture, la mise en scène fluctue sur deux veines : la sorcière instruire le mal et la mort ou la sorcière une simple femme différente ?

La scénographie repose sur l'idée de fragments de vies et d'emprise. Elle se compose d'éléments palpables et concrets, la bande textile, tout en s'éloignant du naturalisme. Ainsi, le spectateur donne libre court à son interprétation de la pièce. Cette matière jonchée au sol propose des axes : le lien qui nous tisse, le lien qui nous tient prisonnier, les vicaires ou les marécages... des lambeaux de vies !

Ainsi dès le départ ( la naissance de femmes ) le sol est envahit. Il en sort des êtres. 

Et comme tout corps, il retourne à la terre.

 

La scénographie est créée comme un ensemble. Elle fait donc office d'accessoires et de costumes. La matière est toujours la même, le corps est totalement intégré à l'espace.

Différentes questions peuvent alors se poser face aux personnages du textes :

Ces sorcières, ne sont-elles pas ces simples villageois du départ que l'on déchire et que l'on piétine ?

Ces sorcières, sont-elles ces créatures indomptables qui lancent leurs tentacules de toutes parts ?

Quelles pouvoirs pouvons-nous avoir en tant qu'Homme sur la vie ?

 



Article paru sur "Nouvelles répliques" : "Et l'assemblée chanta..."